Comment pose-t-on le diagnostic ?

La fibromyalgie

Il n’existe pas de test unique pour la fibromyalgie. Le médecin assemble trois pièces d’un même casse-tête. Quand elles concordent, il peut poser le diagnostic.

A. Ce que la personne raconte

  • Une douleur un peu partout depuis plus de trois mois, en haut et en bas du corps, à gauche et à droite.
  • Une douleur qui augmente si on bouge trop ou pas assez, avec le froid, le manque de sommeil ou les émotions.
  • Souvent aussi : grande fatigue, sommeil non réparateur, anxiété ou moral à plat, maux de tête, « brouillard », intestin irritable, vessie sensible.
  • Et aucune autre maladie n’explique mieux ces symptômes.

B. Ce que le médecin observe

  • Un simple toucher fait mal : une pression légère devient douloureuse.
  • Un équilibre parfois fragile.
  • Des zones sensibles. Les 18 points précis d’autrefois ne sont plus obligatoires.
  • Des articulations normales, sans enflure ni déformation.

C. Les prises de sang

AnalyseCe qu’elle vérifie
FSCL’état général du sang
CRPLa présence d’inflammation dans le corps
CPKSi les muscles sont endommagés
TSHSi la thyroïde est paresseuse

En fibromyalgie, les résultats sont généralement normaux. Une inflammation très élevée pousse le médecin à chercher une autre cause.

À retenir

C’est un diagnostic réel, pas un diagnostic « par défaut ». Le parcours guide le médecin sans remplacer son jugement clinique.

Ces renseignements sont fournis à titre informatif et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de la santé.